L'impulsion vitale est portée par une volonté ou désir d'aller vers un système de représentation

qui est un mixte de plusieurs systèmes ou codes, ou manière de représenter quelque chose.

Ce quelque chose est soit un objet ou l'espace

vide autour de l'ojet ou de la chose.

cela peut aussi être l'intérieur de la chose

ou des vides et des pleins qui jouent entre eux.

Ce quelque chose peut être représenté de mille points de vue différents. Nous choisirons 3 aspects de la perspective normale soit  les perspectives plongeante  frontale et plafonanate. 

 

 

Ce système de représentation est couplé à une

répartition géométrique des points, des lignes, des masses, des valeurs ( foncé/clair) et des couleurs

 et des effets de matière

l'ensemble est soumis à un principe d'unité qui est conduit par la dimension de la page, sa matière, consistance, couleur/valeur

Le principe d'unité conduit aussi les effets de gravité et de paysage. On est sur terre, mer ou ciel etc. La blancheur du papier permet de passer sans trop de diffiuculté d'une gravitation à une autre.

On admet des éclairages provenant de différents

points de vue qui servent à donner du poids ou de la consistance aux objets

La nomination ou non des objets a son importance. Nous sommes toujours à cheval entre une représentation mentale ( géométrique et plate) et une représentation dite réaliste et qui

le devient grâce à l'utilisation de mécanisme qui permet le relief ou la profondeur, mais aussi la nomination.

Il y a un passage que Piaget a bien expliqué, dans le développement de l'intelligence abstraite. Quand l'enfant comprends que le crayon qui passe derrière un doigt est un crayon et pas seulement un bout de crayon à gauche et un autre bout de crayon à droite, il fait un acte d'imagination abstractive..il imagine le crayon dans son entier.

Ce moyen utilisé dans les dessins de Winnie de Disney ( le devant de la paume et son volume passant devant la naissance d'un doigt permet l'émergeance d'une forme qui commence à être imaginée en trois dimension..)

Ce mécanisme est constamment à l'oeuvre en connection avec tous les autres moyens de représenter des choses au sein de l'espace, dans le travail de l'esquisse dessinée par des artistes plasticiens.

Les petites explications données ici font 

allusion à la formation traditionnelle des artistes plasticiens qui pratiquent dans les écoles d'art, le dessin d'observation, nature morte et corps humain, drapés et paysage ou objets de nature et leurs matière. Ils suivent aussi des cours de modelage et de sculpture, puis des cours de dessin technique en particulier de perspective, puis différents types de gravures.

La leçon de peinture est ainsi inscrite dans un ensemble dans lequel nous n'oublierons pas l'histoire de l'art et le "tour d'Europe", genre compagnonage, pour aller voir tout ce qui est considéré comm appartenant à notre patrimoine artistique, qu'il soit artisanal ou architectural, voir

de paysagisme.

C'est donc dans un code compliqué que se lance l'esquisseur.

Il entre carrément dans un champ de

bataille, et en pleine bataille.

Il a des petits ìlôts de refuge, puis il doit

se lancer "corps et âme" dans ce dangereux foutoir !

On en sort "sonné"....

Cette page, assez longue est d'explication.

La page suivante visualise ce qui est dit ici.

Les interventions doivent être brèves si l'on veut éviter "l'académisme" qui est les modèles que suit automatiquement le cerveau.

Il y a un équilibre délicat à maintenir entre une part de suivi académique, qui est en quelque sorte le support minimum  et les écarts créateurs.

Le lent travail d'analyse des codes utilisés vise à en être maître pour n'en utiliser que le stricte minimum nécessaire. Avec la pointe traçante en noir sur un fond  blanc, ce minimalisme est relativement facile.

Il n'est pas impossible d'imaginer que cette partie codée de l'esquisse se réduise de plus en plus à l'essentiel nécessaire à l'artiste mais aussi  à la communication.

LES SECRETS DE L'ESQUISSE